mercredi 17 août 2011

Le parcours du combattant

C'est un titre un peu pompeux mais je trouve qu'il reflète bien la situation. Car il faut de l'endurance, de la patience, de la précision... pour trouver un appart ! Deux semaines à Buenos Aires et toujours pas de logis fixe. Bon, d'accord, je dois avouer que si j'avais un peu moins fait la difficile et l'indécise, je serais déjà installée quelque part... Malgré tout, j'ai envie de reprendre la comparaison que fait Romain Duris avec les poupées russes dans le film qui porte le même nom. Il dit : 
"Je me suis dit qu'elles étaient comme des poupées russes. On passe sa vie entière à jouer à ce jeu-là. On est curieux de savoir quelle sera la dernière, la toute petite qui se cachait dans toutes les autres depuis le début. On ne peut pas l'attraper directement, il faut suivre un cheminement, il faut les ouvrir, l'une après l'autre, en se demandant à chaque fois... Est-ce que c'est elle la dernière ?"

Sauf que Xavier parle de filles, et que mes poupées russes à moi, ce sont les apparts. Je ne sais même plus combien j'en ai visité. Depuis le premier, le pire de tous - en mode "j'habite dans une cave sans fenêtres éclairée par des néons et la chambre que je propose ressemble à une chambre d'hôpital" - jusqu'au dernier, maison de rêve dans quartier de rêve, mais qui m'est passée sous le nez car la fille a "finalement décidé de rester plus longtemps". Mais il faut bien passer par là ! Je ne peux pas trouver la toute petite poupée dès le début. Et quand je la trouverai, je saurai l'apprécier d'autant plus.


Au début je logeais là, dans l'auberge de jeunesse. Vu de l'extérieur, ça a l'air classe, mais il ne faut pas se fier aux apparences... A l'intérieur, dortoir pour 10 personnes. La seule intimité possible se trouve dans les toilettes (et encore, quand la porte ferme) car mêmes les douches ne sont séparées que par un maigre rideau plastifié. Evidemment, j'exagère, car il n'y a jamais eu plus de 5 personnes dans le dortoir, et je n'ai pu admirer les fesses de personne lors de la douche (en revanche je ne peux confirmer la réciproque). J'ai tenu dix jours dans cet endroit. Pour les rencontres c'est sympa, pour dormir moins. Et ça tchatche, et ça écoute de la musique jusqu'à tard le soir, et quand l'humain commence à fatiguer, la rue prend le relai avec un trafic routier assez intense ! Je veux bien être sympa, mais à un moment la fatigue prend le dessus et il n'est plus possible de faire quoi que ce soit. 
Malgré tout, je bénis cet endroit, car grâce à lui, j'ai rencontré Julia, une jeune étudiante brésilienne venue à Buenos Aires pour 5 mois, et aussi à la recherche d'une chambre. Le contact est tout de suite passé. Très vite, c'est devenue ma compagne de sorties et de recherches d'appartement. 
Nous nous sommes rapidement rendues compte que chercher DEUX chambres libres dans une colocation s'avérait plus compliqué, mais comme nous ne pouvions nous résoudre à laisser passer une amitié si prometteuse, nous avons décidé de nous poser dans un endroit plus calme le temps de trouver notre bonheur. C'est ainsi que nous avons atterri dimanche dans une résidence étudiante. Moins d'allers et venues que dans l'auberge, plus d'espace, une vraie cuisine avec de vrais ustensiles. Mais ce n'est pas encore le grand luxe : 20 personnes qui se battent pour trouver une place dans le frigo, des douches qui se résument à un pommeau accroché au mur des toilettes (ce qui signifie que tu arroses la cuvette quand tu te douches), et toujours des gens qui parlent. 
MAIS depuis hier soir, je dispose d'une chambre individuelle, et ça, c'est le pied !
Elle est belle, hein ? Bon, d'accord, c'est modeste, la fenêtre donne sur le couloir et j'entends toutes les conversations de la cuisine... mais vous n'imaginez pas le bonheur de pouvoir enfin déballer sa valise ! 
Cette fois-ci je peux vraiment le dire : je suis à Buenos Aires ! 









Enfin, je devrais plutôt dire "nous sommes à Buenos Aires".... La Fleur et moi. Prêtes à croquer la ville à pleines dents.

4 commentaires:

  1. Oh mon dieu nooooon, pas la fleuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuur.

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  2. Salomé, tes commentaires sont toujours si constructifs et encourageants... ;)

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  3. D'ailleurs, à quand ton propre livrable sur tes aventures à Venise? Tu es partie/part? J'suis un peu perdue...

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  4. Je ne sais pas si Salomé aura l'occasion de voir ton message. Je crois que son stage ne commence qu'en octobre :)

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