jeudi 13 octobre 2011

Quand le temps file entre les doigts


Nous sommes déjà le 12 octobre, cela fait plus de deux mois que je suis ici et à vrai dire je ne les ai pas vus passer. C'est à la fois réjouissant et effrayant. Réjouissant car cela signifie quelque part que je ne m'ennuie pas et que j'ai toujours plein de choses à faire. Effrayant car d'autre part je ne peux m'empêcher d'avoir peur de ne pas avoir le temps de faire tout ce que je voudrais. 
Le tango, par exemple. Cela fait bien trois semaines que j'ai commencé à apprendre, et je me rends compte qu'il doit me rester 5-6 cours à tout casser (à raison d'un cours par semaine), ce qui est finalement peu pour arriver à quelque chose de potable. 
Si je survole rapidement le calendrier, j'arrive aisément jusqu'à ma date de départ, le 28 décembre, et cela donne quelques frissons dans le dos. Démonstration.
Demain, je vais au théâtre voir le Bourgeois gentilhomme version argentine et contemporaine (en tant que francophone j'étais sceptique mais apparemment cela vaut le coup !). Vendredi, fiesta balcanica jusqu'aux aurores certainement. Samedi-dimanche, excursion en Uruguay pour renouveler le visa et découvrir Colonia del Sacramento. Dimanche soir arrivent les parents de Julia. Lundi, je vais très certainement à la milonga où j'ai fait mes premiers pas, car mon prof de tango y danse et MES partenaires m'ont fait promettre de venir pour pratiquer (oui, oui, maintenant que Julia m'a lâchée sur ce cours-là, je me retrouve à être la seule fille avec deux profs et deux élèves, ils se battent tous pour moi, haha). Mardi, cours de tango avec ces derniers. 
Le style "Call on me" en image
Mercredi, je vais au gymnase. Il faut savoir qu'ici le prix de la meilleure pizzeria est décerné à celle qui met le plus de fromage sur le moins de surface possible, et que ce principe est valable pour beaucoup de choses, ainsi vous vous doutez bien qu'un peu de sport ne fait pas de mal. D'ailleurs, pour l'anecdote, cela fera peut-être rire certains d'entre vous si je dis que je vais au cours d'aérobic (pas l'choix, ce jour-là il n'y a que ça). Je me retrouve donc entourée de filles en mode "Call on me" - en moins fraiches et moins dénudées - à bouger sur de la musique ultra-boîte de nuit, et les rares garçons qui viennent à ce cours valent à eux seuls le détour. 
Si t'arrives pas à suivre la chorégraphie, au moins il y a de quoi avoir un beau fou rire intérieur. D'abord il y a le mec qui semble être du style à danser tout près de toi en boîte, se pensant trop beau gosse, ce qui a en général pour effet de déclencher le plan prévu à l'avance "ohé-les-copines-ya-un-lourdaud-qui-me-colle-sortez-moi-de-là". Maintenant je sais d'où il tient son assurance : il prend des cours d'aérobic ! Ensuite, il y a le papi qui semble avoir trouvé le moyen de faire du sport en échappant aux haltères, le voir faire des pas chassés sur Kesha ou Rihanna est tout simplement magique. Le prof, lui aussi, est un phénomène à lui tout seul. Déjà, sa tête figure sur toutes les affiches publicitaires du gymnase, arborant un sourire digne d'une pub de dentrifice. Et à croire qu'il a été traumatisé par la séance photo nécessaire à leur production car il n'a pas quitté ce sourire de tout le cours, du style "j'adore mon métier c'est vraiment trop fun". J'avais presque mal aux zygomatiques pour lui, à la fin. Mais le meilleur, c'est quand même lui : le mec de 60 balais, cheveux longs gris et sales, casquette de kéké posée à l'envers, survêtement XXL alors qu'il fait 1m50, n'arrivant pas à suivre le mouvement mais trop à fond quand même.
Bref, je me suis un peu étendue sur l'épisode gymnase, mais j'avais envie de partager ce grand moment de divertissement. Pour aller un peu plus vite dans le calendrier, le samedi de la semaine prochaine non seulement je souffle vingt bougies, mais en plus parents et frangin débarquent à Buenos Aires. S'ensuivent alors deux semaines touristiques qui nous emmèneront jusqu'en Patagonie. Au retour, nous serons déjà en novembre ! Il me restera donc moins d'un mois à Buenos Aires, étant donné qu'en décembre je compte voyager avant de reprendre l'avion (le programme reste à décider, mais le Nord-ouest de l'Argentine est envisagé). En sachant que durant ce mois de novembre, j'aimerais : aller sur le delta du Tigre, à Mar del Plata, sur la lagune près de Maipu, aux chutes d'Iguazu au cas où il n'y ait pas le temps de faire le détour en décembre, sans compter tout ce qu'il me reste à visiter à Buenos Aires. 
Le temps file et ne s'arrête pas ! Mais ne gémissons pas pour autant (ce serait le comble), ce n'est que l'occasion de dire que je reviendrai. Car outre l'Argentine, à force de vivre avec une brésilienne voilà que j'ai fortement envie de faire un tour au Brésil, sans parler du reste de l'Amérique latine...

Je vous laisse sur quelques photos du Caminito du quartier de la Boca à Buenos Aires, lieu ô combien touristique mais joliment coloré.



1 commentaire:

  1. Photo n°17. J'ai pensé à toi. :)
    http://www.rue89.com/2011/10/30/le-photographe-qui-samusait-avec-les-stations-de-metro-226021

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